Le PJD présente son programme électoral

Le PJD présente son programme électoral

C’est le chef du parti, et du gouvernement sortant, qui a dirigé la manœuvre de cet exercice périlleux de présentation du programme électoral devant les médias. C’était ce lundi 19 septembre au siège du PJD à Rabat… Abdelilah Benkirane a commencé par dire que ce programme a été élaboré à partir de la position du parti au gouvernement, c’est-à-dire en tenant compte des difficultés et des contraintes de gestion, et en s’appuyant sur un bilan aussi précis que critique.

Benkirane a expliqué que le programme de sa formation part de son référentiel islamique modéré et ouvert sur le monde, telle que les Marocains le connaissent depuis des siècles. Il se fonde aussi sur une méthodologie réformatrice, en collaboration avec le palais. Le décor étant ainsi planté, le chef du gouvernement a présenté les axes fondateurs du programme du PJD :

1/ Recherche de nouveaux leviers de développement et renforcement de la compétitivité de l’économie nationale ;

2/ Mise en valeur des richesses humaines, en assurant la dignité des citoyens ;

3/ Renforcer la justice sociale et l’égalité entre les différentes régions du pays ;

4/ Affermir la bonne gouvernance en accélérant le processus de réformes ;

5/ Renforcer le rayonnement international du Maroc.

Benkirane en profite pour lancer des piques à ses détracteurs : « Intéressez-vous à la jeunesse au lieu de passer autant de temps à vous en prendre à ma personne. Ouvrez vos yeux, sinon vous vous cognerez à des poteaux ». C’est vrai que son bilan est positif, mais cela aurait gagné à être dit en termes moins rugueux. En termes de chiffres, le PJD prévoit trois scénarios, en fonction des aléas conjoncturels et des caprices pluviométriques.

Pour la fourchette haute (baril à 40 dollars et pluie au rendez-vous), la croissance serait comprise entre 5,5 et 6,5%, le déficit public serait à 3%, avec objectif d’équilibre au terme de la législature et l’inflation serait maîtrisée à 1%.

Pour la fourchette moyenne (baril à 50 dollars et pluviométrie entre deux eaux…), la croissance serait de 4 à 5,5%, le déficit à 3% du PIB et l’inflation à 2%.

Pour la fourchette basse (baril à 65 dollars), avec prévision pessimiste, la croissance ne serait plus que 3 à 4%, le déficit public grimperait à 4%, et l’inflation à 3%.

L’approche est raisonnable et rationnelle, car contrairement aux autres partis qui prévoient presque tous une croissance de plus de 5%, la conjoncture économique et les contraintes climatiques sont à peine effleurées.



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