20 Marocains meurent de la rage en une année, 400 cas de chiens atteints de la maladie
C’est à l’occasion de la Journée mondiale contre la rage que l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) a établi un rapport et des statistiques sur les cas de décès enregistrés dans le royaume au cours de l’année écoulée. Ce sont 20 personnes qui périssent donc de la rage et 400 cas chez les animaux.
Selon le directeur de l’ONSSA, Ahmed Bentouhami, c’est le chien qui est le principal vecteur de la maladie, ce qui explique la tenue de cette journée, organisée sous le thème : « La rage : éduquer, vacciner et éliminer », d’où la politique menée par l’Office et qui se décline en trois axes.
1/ La vaccination des chiens à propriétaires. Une campagne nationale a été lancée pour la vaccination gratuite des chiens, et aussi par la sensibilisation de leurs maîtres, essentiellement en milieu rural. L’objectif est d’endiguer la contamination des chiens sains par les enragés, et donc, à terme, de prémunir les populations humaines contre le fléau.
2/ L’élimination des chiens errants, c’est-à-dire sans propriétaires, donc pas suivis et encore moins contrôlés. Ce sont eux les responsables de la pandémie au sein de l’espèce canine. Cette campagne est lancée depuis plusieurs années et ce sont des milliers de chiens qui ont été ainsi éliminés. Une variante de l’élimination des chiens est la stérilisation.
3/ La sensibilisation des populations rurales sur l’importance d’une stratégie d’élevage, avec détermination du nombre de chiens. Il s’agit d’éviter une reproduction incontrôlable des chiens (entre autres par la stérilisation), qui sont ensuite abandonnés dans la nature et se trouvent vecteurs potentiels du fait de l’augmentation de leur population, et donc des risques.