L’étrange déclaration de Mohamed Hassad
Le ministre de l’Intérieur a fait son travail. Il a veillé au bon déroulement de l’élection législative du 7 octobre, et n’a cessé de le dire, faisant montre d’une louable capacité de communication, tout au long de la journée du vote, et durant la campagne électorale. Mais Mohamed Hassad, dans son point de presse d’annonce des résultats provisoires (listes locales, dans l’attente des résultats des listes nationales), en a profité pour régler ses comptes avec le PJD.
Il l’a félicité pour son classement en première position, qui lui donnera le droit de diriger le futur gouvernement, mais il l’a aussi assez rudement critiqué :
« Je félicite le PJD pour sa première position, en dépit de tontes les critiques qu’il a adressées en permanence et tout au long de l’opération électorale, en particulier au ministère de l’Intérieur… sans doute en raison du fait que ce parti continue de douter de la ferme volonté de toutes les composantes de la nation, avec à leur tête Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, d’ancrer la pratique démocratique en réalité et en choix stratégiques irréversibles. Et c’est également sans doute cela qui a conduit ce parti à s’empresser à annoncer certains résultats avant même le ministère de l’Intérieur, sachant que ce département a été, durant les différentes étapes de l’échéance électorale, soucieux de maintenir une égale distance avec toutes les formations politiques ».
Il est vrai que le PJD n’a pas été très tendre avec le ministère, ne cessant de dénoncer l’implication d’agents d’autorité pour influencer et orienter les électeurs, de même que certains ténors du PJD n’ont pas hésité, ce vendredi 7 octobre, à mettre préalablement et préventivement en doute, la sincérité de cette élection.
Mais Mohamed Hassad, en critiquant le PJD, sort de son rôle de neutralité absolue, comme le douloureux lapsus commis par Mohamed Hassad en annonçant le nom du premier parti, « confondant » PAM et PJD.