Les médecins du privé annoncent une grève nationale pour le 4 avril
La tension sociale ne faiblit pas chez les médecins, qui après un accalmi sont revenus à la charge pour repréciser leurs doléances adressées au ministère de la santé.
Dans un premier temps, les médecins du secteur privé, avaient menacé de se retirer de la convention de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) à fin février, n’ont pas mis leur menace à exécution. « Nous avons toujours accordé des sursis au ministère de la Santé. Mais à présent, sans l’ombre d’une issue, nous passerons à un cap plus catégorique », a déclare le président de l’Association nationale des cliniques privées (ANCP), Dr. Redouane Semlali, à nos confrères de HuffPost Maroc.
Revenant à la charge, les médecins du secteur libéral et des cliniques privées annoncent ainsi une grève nationale prévu le jeudi 4 avril. Le mot d’ordre lancé par ces organismes professionnels et syndicaux représentant le secteur a eu lieu à l’issue de leur assemblée tenue hier soir. Dans un communiqué publié ce mardi, l’ANCP, le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP), le Collège national des médecins généralistes privés et le Syndicat national des médecins généralistes privés ont expliqué les raisons qui légitiment ce débrayage.
Sur la liste des revendications figurent, entre autres, le coût « exorbitant » du traitement pour le citoyen, le retard de la révision de la convention AMO, l’absence de couverture médicale pour les médecins du privé, ainsi que le besoin d’assainir le secteur de l’exercice illégal de la médecine. « Il faut que le panier de soins soit élargi à tous les actes médicaux. Certains n’existaient pas encore à la signature de la convention de l’AMO en 2006 et ne sont pas pris en compte, aujourd’hui, par la couverture médicale », fait remarquer le président du CSNMSP, Dr. Saïd Afif. Et d’estimer « urgent que la nomenclature soit revue car, en plus de 10 ans, il n’y a même pas eu assimilation de 4 actes. C’est finalement le citoyen qui supporte les coûts! ».
L’actualisation de la convention a été sur la table des négociations avec le ministère de la Santé tout de suite après la grève de ces médecins en octobre dernier. « Les négociations avec le fisc ont mieux marché qu’avec le ministère de la Santé et l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) qui jouent au chat et à la souris », regrette Dr. Afif.
Mouhamet Ndiongue