Enseignants contractuels : la majorité apporte un soutien à Amzazi
Les partis du gouvernement majoritaire se sont réunis pour examiner le dossier des professeurs des académies régionales d'éducation et de formation, à la lumière des développements les plus récents de ce dossier, après avoir abordé le sujet sous divers aspects professionnels, éducatifs et sociaux, en enregistrant les éléments suivants a annoncé le communiqué daté du 27 mars.
Ces partis composés de (PJD, RNI, UC, USFP, PPS et MP) estiment que l'approche adoptée par le gouvernement dans la gestion de ce dossier, qui repose sur « la responsabilité, l'écoute, la communication, le dialogue et une interaction rapide avec les propositions légitimes et les revendications » vise bien à améliorer le statut professionnel de ces professeurs.
La majorité déclare que l’interaction a permis de modifier le statut particulier de ces enseignants afin qu’ils puissent « bénéficier, dans le cadre du recrutement régional, d’un régime similaire » à ceux qui sont soumis « au statut de fonctionnaire du secteur de l’éducation nationale ». « Ce qui leur garantit la stabilité professionnelle et la sécurité de l’emploi », affirme la majorité dans ce communiqué.
Relayant les convictions du gouvernement, clairement exprimées, hier, par le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaid Amzazi, lors d’un point de presse, ces partis ont souligné l’importance que revêt le recrutement via les AREF le qualifiant de « choix stratégique ». Et pour cause, rappelle la majorité, ce recrutement veut combler les insuffisances des ressources humaines au sein des régions surtout dans le milieu rural et les zones reculées.
« Non à un retour en arrière », lancent ces partis au gouvernement l’appelant à poursuivre sa décentralisation progressivement « en élargissant ce procédé à d’autres secteurs vitaux ». Les enseignants contractuels devraient ainsi, pour la majorité, faire passer l’intérêt des élèves et du pays en premier. « Les partis de la majorité appellent les cadres en arrêt de travail à écouter la voix de la raison », insistent-ils dans leur communiqué estimant que ces enseignants doivent faire preuve de « conscience professionnelle ».
Quant aux mesures entreprises à leur encontre, ces partis revendiquent leur poursuite et appellent le gouvernement à rester « intransigeant » pour faire respecter le droit à la scolarité et « affronter tous les dérapages qui pourraient porter atteinte à la sûreté générale ».
« Intransigeant », le gouvernement en a donné la preuve. Alors que ces enseignants observent leur quatrième semaine d’arrêt de travail, Amzazi annonce que ceux qui composent « la coordination », à l’origine de l’appel à cette grève seront « révoqués ». Tous les enseignants contractuels n’ayant pas regagné leur travail feront ainsi l’objet de procédure légale, conformément à ce qui est dicté par la loi en vigueur. Et les stagiaires en formation, au nombre de 15.000, ne feront pas l’exception puisque les absents de plus de 5 jours seront remplacés par les candidats sur la liste d’attente.
Mouhamet Ndiongue