La Commission ministérielle se penche sur les enjeux de l'eau face au climat
Le chef du gouvernement Saadeddine Elotmani a présidé la réunion de la Commission ministérielle de l'eau le mercredi 25 décembre 2019. L’objet de cette rencontre consistait à la présentation des différentes axes et composantes du projet PNE au Commission ministérielle sur l’eau. A rappeler que le Plan national de l'eau (PNT) 2020-2050 est une feuille de route destinée à relever les défis de l'eau au cours des 30 prochaines années, a déclaré le chef du gouvernement lors de cette réunion.
Dans son objectif premier, le plan national de l'eau vise à assurer l'approvisionnement futur en eau pour l'agriculture et la population. Ce plan est une extension du premier programme approuvé par le roi Mohammed VI.
Pour le Premier ministre, il s'agit de mettre l'accent sur la vigilance afin d'assurer une convergence optimale des deux programmes. Mais aussi la mise en place d’un calendrier pour sa mise en œuvre après son adoption; ainsi que des mécanismes de suivi, d'évaluation et de relèvement.
Le Maroc a étendu et modernisé ses infrastructures hydrauliques au cours des 20 dernières années. De nombreux barrages ont été créés et le réseau de distribution a également été étendu à l'aide d'énormes conduites d'eau. Dans l'agriculture, les systèmes d'irrigation ont été convertis en irrigation goutte à goutte. Cependant, le changement climatique et la diminution des précipitations dans l'année, abaissent les niveaux d'eau dans les rivières et les barrages. Le chef du gouvernement a également rappelé l'importance que le Maroc attache aux problèmes causés par le changement climatique, en particulier les problèmes liés à la sécurisation des ressources en eau nécessaires, tant quantitativement que qualitativement.
« Des décennies d'expérience »
Dans ce contexte, Elotmani a évoqué « l'expérience marocaine en matière de gestion de l'eau, où sous le règne du roi Hassan II, le royaume s'est doté d'importantes infrastructures de mobilisation et de stockage de l'eau dans toutes les régions ». Selon le chef du gouvernement, les grands et petits barrages, canaux de distribution et stations d'épuration, ont contribué à «répondre aux besoins des citoyens et de l'économie nationale pour cette ressource vitale. », déclare t-il.
Pourtant, les autorités sont conscientes que les dommages causés par le changement climatique ne peuvent être compensés que par de gros moyens et de fortes décisions politiques. Dans cette dynamique, la déclaration d'Agadir avait souligné que le Maroc est le centre de la stratégie du développement futur, en tant que plaque tournante en Afrique. Dans le même temps, la région est relativement sèche, malgré la côte atlantique. Aujourd’hui, le Maroc travaille sur des plans et des financements pour construire la première usine de dessalement du pays.
Par ailleurs, des spécialistes estiment que le Maroc doit davantage investir afin de faire face au réchauffement climatique. Dans le même temps, les zones rurales sont particulièrement touchées par le changement climatique, en plus, il y a la migration de la population de la campagne vers la ville. Cependant, la croissance économique, l'industrialisation en évolution, le tourisme et la consommation croissante continueront de peser sur les ressources en eau.
MN