Education : Le Bachelor pour suppléer au LMD
L'instauration du nouveau système Bachelor se veut une réponse aux attentes de la société et du marché de l'emploi et un dispositif de promotion des compétences des étudiants, a souligné mercredi soir à Marrakech, le ministre de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaïd Amzazi.
Le Bachelor est le meilleur système à adopter pour un étudiant plus épanoui, acteur de ses apprentissages dans une université renouvelée, a relevé M. Amzazi lors d’une conférence organisée, à l’initiative de l’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech, sous le thème « Le nouveau système pédagogique et les défis de l’employabilité ».
Pour le ministre, ce système permettra, sans nul doute, de remédier à la problématique de l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi. « En effet, les diplômés de licence sont ceux qui souffrent le plus aujourd’hui du chômage. Le bac+ 3 ne répond plus aux exigences du marché », a-t-il déploré.
« Le système de licence est devenu obsolète, le marché de l’emploi est entrain de se professionnaliser et de chercher des profils plus développés et mieux formés, la solution est donc le Bachelor », a-t-il indiqué, notant qu’il est temps d’opérer un changement profond, d’innover et de s’arrimer aux standards internationaux.
Outre la promotion de l’employabilité des étudiants, ce système permet d’améliorer le rendement interne des établissements à accès ouvert, de limiter les déperditions universitaires et de rehausser le taux de diplomation, a-t-il soutenu.
Il favorise de même la maîtrise des langues étrangères, le développement personnel et l’acquisition des compétences en Softs Skills, ainsi que le renforcement de la culture générale, a-t-il poursuivi.
Grâce à ce système la mobilité à l’international des étudiants marocains sera facilitée et renforcée, en ouvrant le système éducatif marocain sur les standards internationaux, et en adoptant le diplôme le plus délivré au monde, ce qui consolide l’épanouissement et l’autonomie des étudiants, a-t-il noté.
MN