Enseignants contractuels: Des marches nationales prévues en février
Forts du succès des deux grèves nationales observées en janvier, les enseignants des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF, connus aussi sous le vocable commun d’«enseignants contractuels») ont décidé de monter au créneau en ce mois de février.
Ainsi, une grève de quatre jours est décidée du 19 au 22 février courant. Telle est la configuration du nouveau mouvement de protestations programmé à l’issue de la réunion du conseil national de la Coordination nationale des enseignants des Aref tenue le 30 janvier à Rabat.
Des marches régionales devant ponctuer ce mouvement ont été décidées pour quatre villes, le 20 février, à Inzegane, Marrakech, Fès et Tanger.
Les enseignants contractuels défendent une série de revendications qui n’ont pas eu d’écho escompté auprès de la tutelle.
Ils dénoncent ainsi le recrutement régional dans le cadre du statut des Aref et réclament l’intégration directe dans la fonction publique auprès du ministère de l’Education nationale.
Ils mettent à nu aussi l’absence de tout engagement du ministère vis-à-vis des termes de l’accord du 13 avril 2019, les retenues sur les salaires et le retard des bourses des promotions 2019 et 2020.
Les enseignants des académies lancent un appel à la promotion 2020 en vue de boycotter la formation durant les jours de la grève et à participer aux marches régionales qui auront lieu le 20 février.
Pour ces enseignants, leur combat légitime durera le temps que mettra le gouvernement à répondre à leurs doléances. Said Amzazi qui officie à la tête du ministère de l’Education devra se faire une raison.
La rédaction