Pedro Sánchez écarte toute implication du Maroc dans l’afflux de migrants à Ceuta
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exclu lundi toute implication des autorités marocaines dans l’arrivée massive de migrants à Ceuta depuis le Maroc, survenue il y a environ un mois.
Invité de la radio Cadena Ser, le Premier ministre socialiste a indiqué qu’aucun des services de renseignement avec lesquels Madrid coopère n’avait apporté d’éléments permettant d’établir une quelconque participation marocaine dans ces événements.
Pedro Sánchez a toutefois précisé que les autorités espagnoles poursuivaient leurs investigations afin de déterminer les causes exactes de cet afflux soudain. Il a, dans ce contexte, dénoncé une importante campagne de désinformation qui aurait contribué à amplifier les tensions autour de la question migratoire.
Selon le Premier ministre, une décision rendue le 8 juillet par la Cour suprême espagnole aurait notamment été détournée de son sens et largement relayée sur les réseaux sociaux. Des rumeurs auraient ainsi laissé entendre que les migrants entrant à Ceuta à la nage ne pouvaient pas être renvoyés au Maroc, ce que le gouvernement espagnol dément.
Sánchez a également mis en avant les profondes disparités économiques entre Ceuta et Melilla, territoires espagnols situés sur la côte nord-africaine, et leur environnement régional. Il a souligné que ces deux villes faisaient face à des frontières particulièrement sensibles, marquées notamment par un important écart de revenus et d’opportunités économiques.
Le Premier ministre espagnol a enfin évoqué la circulation, après les 30 et 31 juillet, de contenus qu’il qualifie de rumeurs et de désinformation sur les réseaux sociaux. Il a affirmé que certains de ces réseaux seraient liés à la Russie et à Israël, tout en accusant des mouvements d’extrême droite internationaux d’instrumentaliser la question migratoire pour fragiliser l’Espagne et alimenter les divisions au sein de l’Europe.