L’agriculture marocaine a changé d’échelle grâce à la Vision royale (Représentant de la FAO

L’agriculture marocaine a changé d’échelle grâce à la Vision royale (Représentant de la FAO

Grâce à la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’agriculture marocaine a changé de statut et d’échelle, a affirmé le Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Maroc, Alexandre Anh Tai Huynh.

“Depuis l’accession au Trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’agriculture n’est plus seulement une réponse aux besoins alimentaires immédiats du Royaume. Elle est devenue un projet de long terme, articulé, financé et suivi dans la durée”, a dit M. Anh Tai Huynh dans une interview accordée à la MAP à l’occasion de la célébration de la Fête du Trône.

Selon lui, le Plan Maroc Vert lancé en 2008, puis la stratégie Génération Green 2020-2030, ont donné à ce projet une ossature solide que peu ont su bâtir avec une telle continuité.

“Ce que la FAO observe, au fond, c’est un changement d’échelle. Une génération d’agriculteurs a formé la suivante dans un cadre plus stable, mieux outillé et mieux relié à la recherche et aux marchés”, a poursuivi M. Huynh.

Il a également relevé que derrière les indicateurs, il y a aussi des femmes des coopératives, des jeunes qui reviennent à la terre par choix, des ingénieurs agronomes formés dans les instituts marocains puis mobilisés au service du Royaume et bien au-delà. C’est cette dimension humaine qui donne à l’évolution du secteur son sens véritable, a-t-il dit.

De l’avis du Représentant de la FAO, deux traits distinguent le modèle marocain sur les scènes régionale et internationale.

“Le premier est celui de la continuité. Rares sont les pays qui articulent, sur deux décennies, deux stratégies agricoles successives cohérentes entre elles, et qui les mettent en œuvre avec les mêmes institutions, les mêmes cadres de gouvernance. Cette continuité est un atout technique autant que politique”, a-t-il expliqué.

Le second tient à l’attention portée aux deux échelles de l’agriculture marocaine : la grande exploitation orientée vers les marchés, et la petite agriculture familiale, ancrée dans les territoires, a fait remarquer M. Huynh, soulignant que le Pilier II du Plan Maroc Vert, puis les axes de “Génération Green” consacrés à la classe moyenne agricole, traduisent cette volonté d’associer tous les pans du monde rural à cette dynamique.

“À cela s’ajoute la reconnaissance internationale de plusieurs sites marocains au titre des Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial, qui témoigne d’un héritage vivant et d’un savoir-faire reconnu au-delà des frontières”, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Huynh a noté que le Maroc occupe une place particulière dans la géographie africaine de la coopération agricole.

Il ne s’agit pas seulement d’échanges bilatéraux : le Royaume porte des initiatives structurantes à l’échelle continentale, à commencer par l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine, lancée lors de la COP22 tenue à Marrakech en 2016, a-t-il souligné.

“Cette dynamique modifie en profondeur la nature de notre partenariat. Le Maroc n’est plus seulement un pays où la FAO déploie des projets. C’est aussi un pays dont l’expérience, les instituts, les cadres techniques peuvent bénéficier à d’autres”, a-t-il affirmé.

Et de noter que la FAO se positionne, dans ce cadre, comme facilitateur de coopération triangulaire, en inscrivant le partenariat dans une logique plus horizontale, où le Royaume est autant contributeur que bénéficiaire.

“La FAO se tient aux côtés du Royaume dans cette ambition : Reconnaître le travail des femmes rurales, accompagner les jeunes qui choisissent l’agriculture, structurer les coopératives car c’est là que se joue la transformation la plus durable”, a-t-il conclu.



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