Tourisme : le Maroc met en avant sa nouvelle dynamique à l’IFTM Top Resa

Tourisme : le Maroc met en avant sa nouvelle dynamique à l’IFTM Top Resa

En marge de l’IFTM Top Resa à Paris, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a pris part à une conférence consacrée aux stratégies touristiques exemplaires, aux côtés de Tahiti et d’AlUla, la nouvelle destination touristique d’Arabie Saoudite.

Réunissant notamment Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français et actuellement président de l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA), et Achraf Fayda, directeur général de l’ONMT, cette rencontre a permis de confronter trois modèles touristiques aux trajectoires et aux réalités très différentes, autour de trois enjeux communs : l’attractivité, l’hospitalité et l’impact.

Comment une destination peut-elle continuer à se développer tout en préservant ce qui fait sa singularité, en maîtrisant ses flux et en maximisant les retombées du tourisme ? C’est autour de cette question qu’a été organisée, en marge du salon IFTM Top Resa, une conférence réunissant le Maroc, Tahiti et ses îles et AlUla.

Trois destinations, trois trajectoires. Tahiti évolue avec les contraintes propres à un territoire insulaire et fait de la préservation de ses ressources et de l’acceptabilité locale des enjeux structurants. AlUla, en Arabie Saoudite, construit une destination internationale nouvelle, avec une attention particulière portée à la maîtrise de son développement et à la création d’un modèle économiquement pérenne.

Le Maroc dispose, lui, d’une destination mature et diversifiée, engagée dans une nouvelle phase de croissance. Représenté par Achraf Fayda, directeur général de l’Office National Marocain du Tourisme, la destination Maroc a présenté les principaux leviers de cette nouvelle dynamique. Avec une progression de 6 % des arrivées et de 16 % des recettes touristiques au cours des six premiers mois de 2026, le Maroc poursuit une trajectoire soutenue, portée notamment par la solidité de ses marchés européens et le renforcement de son accessibilité aérienne.

L’un des enjeux majeurs réside désormais dans la capacité à mieux valoriser la diversité du territoire. À travers ses 12 régions, le Maroc entend faire émerger de nouvelles expériences et de nouvelles destinations, à l’image de Ouarzazate et son désert, Dakhla et ses sports nautiques ou encore les territoires du Grand Atlas. Cette diversification doit contribuer à mieux répartir les flux touristiques et la valeur créée par le secteur.

La comparaison avec Tahiti et AlUla a également permis d’aborder la question de l’hospitalité. Pour le Maroc, celle-ci repose à la fois sur une tradition d’accueil profondément ancrée dans la culture du pays et sur la modernisation continue des infrastructures, notamment hôtelières, aéroportuaires et de transport, à l’approche des grands rendez-vous de 2030.

Autre enjeu partagé par les trois destinations : l’impact du tourisme et la nécessité d’anticiper ses effets. Le Maroc fait le choix d’agir en amont, notamment sur la gestion des flux dans les destinations les plus fréquentées. Marrakech constitue à cet égard un point d’attention particulier, avec une volonté de préserver l’équilibre entre développement touristique, qualité de vie des populations locales et attractivité internationale.

Cette démarche s’inscrit dans une transformation plus large du tourisme marocain. À l’horizon 2030, le secteur est appelé à renforcer son rôle d’industrie créatrice de valeur, en matière d’emploi, de développement territorial, de rayonnement international et de transition énergétique.

En confrontant ainsi trois modèles touristiques aux réalités très différentes, la conférence de l’IFTM Top Resa a permis de faire ressortir une même évolution avec l’enjeu de construire une croissance capable de créer davantage de valeur, de mieux la répartir et de préserver durablement l’attractivité des destinations.



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