Guterres : « La désescalade doit être la priorité numéro un, deux et trois »
En ce moment critique au Moyen-Orient, le désescalade doit être “la priorité numéro un, la priorité numéro deux et la priorité numéro trois”, a affirmé, mercredi à New York, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lors d’une conférence de presse, appelant à prioriser la diplomatie et le dialogue.
Face à l’incertitude profonde qui caractérise la conjoncture internationale, M. Guterres a appelé les dirigeants mondiaux à respecter leurs engagements et à défendre le droit international, soulignant, lors de ce point de presse tenu suite à l’ouverture de la 81è session de l’Assemblée générale, que “la seule voie à suivre est la désescalade, la diplomatie et le dialogue”.
Le chef de l’ONU a appelé à garantir la sécurité des civils, ainsi qu’au rétablissement et au respect intégral, par tous, des droits et libertés de navigation dans le détroit d’Ormuz et aux abords du détroit de Bab el-Mandeb.
M. Guterres a, par ailleurs, réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine, “première étape vers une paix juste, durable et globale”.
Abordant les préoccupations liées à l’avancée de l’intelligence artificielle (IA), le chef de l’ONU a averti que les progrès technologiques “avancent plus vite que notre compréhension des risques”.
Tout en reconnaissant l’immense potentiel de l’IA, M. Guterres a appelé à ne pas ignorer les alertes émises par un nombre croissant d’acteurs de son développement.
À cet égard, il a insisté sur le caractère “indispensable” d’une coordination mondiale, soulignant que les pauses volontaires, isolées, invérifiables et appliquées de manière inégale “ne sauraient, à elles seules, répondre à l’ampleur du défi”.
Dans ce contexte, il a mis en avant le rôle du Panel scientifique international indépendant sur l’IA qu’il a mis en place plus tôt cette année pour réunir l’expertise scientifique mondiale et veiller à ce que les politiques publiques soient guidées par les données et les connaissances scientifiques.
Pour leur part, la crise climatique et l’aggravation intolérable des inégalités figurent parmi les principales menaces existentielles auxquelles le monde est confronté, a conclu M. Guterres.