Infantino souligne au Cap-Vert les avancées du Maroc dans les infrastructures footballistiqu
Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a mis en exergue, jeudi au Cap-Vert, les avancées enregistrées au Maroc en matière d’infrastructures footballistiques, citant le Royaume parmi les pays africains où des projets ont été réalisés dans le cadre des efforts de développement du football sur le continent.
S’exprimant dans le cadre de la Conférence stratégique de la Confédération africaine de football (CAF), qui se tient du 7 au 9 octobre dans ce pays ouest-africain, en présence du président de la CAF, Patrice Motsepe, Gianni Infantino a cité le Maroc parmi les pays africains ayant enregistré des avancées en matière d’infrastructures footballistiques, évoquant notamment la construction de centres nationaux d’entraînement, de stades et d’infrastructures de compétitions ainsi que de nouveaux sièges des fédérations.
Le patron de la FIFA a indiqué que l'instance internationale avait investi un milliard de dollars (USD) en Afrique au cours des dix dernières années, dont 500 millions de dollars durant les quatre dernières années, faisant état de 124 projets et d’autres actions menées sur le continent.
Évoquant plus largement l’amélioration des infrastructures footballistiques africaines, Infantino a relevé qu’il y a deux ans, 26 pays du continent ne pouvaient pas disputer leurs rencontres internationales à domicile, faute de stades répondant aux normes requises, alors que 40 pays peuvent désormais accueillir leurs matchs sur leur propre territoire.
Il a réaffirmé, à cet égard, l’engagement de la FIFA à continuer de rechercher les possibilités et les ressources nécessaires pour accompagner le développement des infrastructures et du football en Afrique, avec l’objectif de permettre à l’ensemble des pays du continent de disputer leurs rencontres à domicile.
Le président de la FIFA a également souligné la progression du football africain sur la scène internationale, rappelant que neuf des dix sélections africaines engagées au Mondial 2026 ont atteint la phase à élimination directe, contre aucune des cinq équipes du continent lors de l’édition 2018.
Selon lui, ces performances témoignent du travail accompli dans les différents pays du continent, alors que les talents africains occupent une place croissante dans le football mondial et doivent bénéficier de davantage d’opportunités pour s’exprimer au plus haut niveau.
De son côté, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a souligné le caractère inédit de cette rencontre stratégique, relevant qu’elle offre aux 54 associations membres un cadre pour examiner en profondeur les progrès accomplis par le football africain, mais également les domaines nécessitant encore des améliorations.
Il a fait observer que les assemblées générales ordinaires ne permettent pas toujours de consacrer suffisamment de temps à l’examen de ces questions.
Motsepe a également insisté sur l’importance du travail collectif et de la coopération entre les différentes composantes du football africain, appelant à capitaliser sur les acquis enregistrés ces dernières années. Il a, dans ce contexte, salué l’engagement des dirigeants des 54 associations membres et des responsables des différentes zones de la CAF en faveur du développement du football sur le continent.
La Conférence stratégique de la CAF se poursuivra vendredi par une session consacrée à l’analyse des performances africaines au Mondial 2026, avec la participation notamment du directeur du développement du football mondial de la FIFA, Arsène Wenger, et de plusieurs techniciens, dont le sélectionneur national Mohamed Ouahbi.