Affaire Escobar du Sahara : Audience reportée et révélations d'un ancien parlementaire

Affaire Escobar du Sahara : Audience reportée et révélations d'un ancien parlementaire

La Cour d'appel de Casablanca a décidé de reporter l'examen du dossier des accusés dans l'affaire "Escobar du Sahara" au vendredi 11 avril, afin de poursuivre l'audition des autres personnes poursuivies dans cette affaire.

Ce vendredi 4 avril, la chambre des crimes financiers de la Cour d'appel de Casablanca a entendu l'ancien parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Mir Belkacem, beau-frère d'Abdennabi Bioui, poursuivi en détention dans le cadre du dossier du baron de la drogue "Escobar du Sahara".

Devant le tribunal présidé par le juge Ali Torchi, l'accusé a affirmé qu'il était actif dans les secteurs de l’agriculture et du bâtiment. Il a justifié les importantes sommes d'argent, s’élevant à 40 071 069 00 dirhams, qui ont transité par son compte entre 2001 et 2016, en expliquant qu’elles provenaient de ses activités professionnelles, notamment dans l’aménagement et la vente de lots immobiliers, précisant qu’il disposait de contrats de vente prouvant ses déclarations.

Belmir Belkacem a également indiqué avoir acheté la villa controversée de Californie auprès de son beau-frère, Abdennabi Bioui. Il a ajouté avoir été surpris, lors de la finalisation des procédures de documentation en 2013, d’apprendre que la vente se ferait via une procuration au nom de (S.M.), l’ex-épouse de Bioui, un élément qu’il ignorait auparavant.

L’accusé a précisé avoir revendu cette même villa à Saïd Naciri, contre la somme de 6,5 millions de dirhams en espèces, en plus de cinq chèques bancaires d'une valeur totale d’un milliard de centimes. L’acte de vente aurait été signé au complexe Mohamed Benjelloun à Casablanca, concernant la villa située sur l’avenue de La Mecque, dans le quartier Californie. Selon lui, Naciri lui aurait confié son intention de transférer la propriété à une société avant de la revendre à une autre personne.

Par ailleurs, Belkacem a nié catégoriquement tout lien avec "El Hadj Ahmed Ben Brahim", expliquant que leur seule rencontre s’était faite dans le cadre d’une visite visant l’acquisition d’une exploitation agricole en compagnie de la chanteuse Latifa Raâfat.

L’ancien parlementaire est poursuivi pour faux en écriture authentique avec fabrication et usage de faux, conformément aux articles 354 et 356 du Code pénal, pour corruption, en application des articles 248 et 251, paragraphe (2), ainsi que pour facilitation de l’entrée et de la sortie régulières de citoyens marocains du territoire national dans le cadre d’un réseau organisé. Il est également inculpé pour participation à un réseau de trafic de stupéfiants, de transport et d’exportation de drogue.

Les charges retenues contre lui incluent également le recel de biens provenant d’un délit, en vertu de l’article 571 du Code pénal, ainsi que l’acceptation d’un chèque à titre de garantie, conformément à l’article 316 du Code de commerce. Il est aussi poursuivi pour exportation de drogues sans déclaration ni autorisation et pour participation à ce trafic, un délit de premier degré réprimé par les articles 279 bis et 279 ter du Code des douanes et des impôts indirects. Enfin, il fait face à des accusations d’importation illégale en dehors des bureaux de douane et d’importation de métaux précieux (or) sans autorisation de l’Office des changes.

Abdelkader El Fatouaki



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