ONU : des experts plaident pour l’initiative marocaine d’autonomie comme solution au différend du Sahara

ONU : des experts plaident pour l’initiative marocaine d’autonomie comme solution au différend du Sahara

Des experts et pétitionnaires de renommé dans le domaine du droit international et de la résolution des conflits ont insisté, devant la 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, sur la pertinence de l’initiative marocaine d’autonomie, y voyant "la solution du réalisme et du compromis" en vue de clore définitivement le conflit régional autour du Sahara marocain.

Intervenant devant la Commission, Ismael Aboui Buchanan, maître de conférences à l’University of Rwanda, a soutenu que le réalisme qui caractérise la proposition marocaine lui a valu aujourd’hui le soutien de plus de 130 pays "dont l’Union européenne, au nom de ses 27 États membres, et 3 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU", notant que pour les mêmes raisons "plus de 30 pays de quatre continents ont des représentations consulaires dans les villes du Sahara marocain".

Abondant dans le même sens, le professeur de droit, Christophe Boutin, a déploré le statu quo qui n’a apporté "ni règlement juridique, ni solution durable, ni perspective commune", appelant à mettre en oeuvre l’initiative marocaine d’autonomie, qui "s’impose comme l’unique voie de compromis réalisable" et offre aux populations concernées un cadre démocratique pour gérer elles-mêmes leurs affaires propres.

Pour sa part, l’avocat et professeur de droit, Hubert Seillan, a souligné que la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui a consacré le plan marocain d’autonomie comme base de référence pour parvenir à une solution au différend, "oriente le règlement du conflit vers une solution réaliste, pragmatique et durable".

La résolution, a-t-il affirmé, "marque une réparation historique longtemps attendue et rompt définitivement avec une approche ayant trop longtemps laissé prospérer le statu quo”.

Evoquant le caractère artificiel du conflit autour du Sahara marocain, Eric Cameron, président de l'ONG World Action for Refugees, a également plaidé pour une solution réaliste, appelant le pays hôte des camps de Tindouf à permettre aux populations qui y croupissent depuis des décennies à choisir librement leur avenir.

"Soit de se joindre à la vague de développement sans précédent qui prend forme au Sahara marocain, soit de rester condamnés à subir, pour un demi-siècle encore, l’enfer des camps de Tindouf”, a-t-il dit.

Prenant la parole devant la Commission, Jérôme Besnard, professeur de droits à l’université Paris-Cité, a souligné que "le réalisme et le pragmatisme s’imposent comme seuls paramètres d’un règlement définitif", ajoutant que "l’heure n’est plus aux tergiversations".

À cet égard, l’universitaire français a noté que la communauté internationale a pris ses responsabilités avec la résolution 2797, qui a "clarifié la finalité du processus politique et rappelé le rôle et les responsabilités des parties au différend, tout particulièrement celles du pays hôte des camps de Tindouf".

Pour sa part, Alfredo Gonzales Castro, directeur éditorial du journal mexicain El Heraldo, a relevé que la résolution du Conseil de sécurité "ouvre une nouvelle étape visant à parvenir à une solution politique définitive, réaliste, pragmatique et durable, en privilégiant le dialogue, le compromis et la viabilité".

À cet égard, l’initiative d’autonomie offre précisément ces qualités, a-t-il affirmé, soulignant le soutien grandissant qu’elle ne cesse d’engranger de la part de pays influents qui "reconnaissant son sérieux, sa crédibilité, son réalisme ou sa viabilité pour avancer vers une solution".

De son côté, Jamal Kamal, de la Fédération arabe pour l’Intelligence artificielle et la programmation, a fait remarquer que contrairement aux thèses séparatistes ayant prouvé leur échec tout au long des cinquante dernières année, le plan d’autonomie "se base sur la réalité, et s’appuie sur des liens établis et consolidés au fil des siècles entre le Sahara et les Rois du Maroc".

Déplorant que le Sud global a déjà connu "trop de conflits prolongés et trop de solutions conçues à distance", Luis Alfonso Ramirez Carillo, professeur à l’Université Autonome du Yucatan, au Mexique, a conclu que "l’avenir du Sahara doit se construire à travers la paix, le développement, la stabilité et une solution politique réaliste", celle qui puisse bâtir des écoles, créer l’emploi et les opportunités et permettre de vivre dans la dignité.



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